Ségolène Royal ambassadrice de la mondialisation positive.
"La mondialisation c'est le pire ou le meilleur suivant ce que l'on en fait". C'est en partant de ce constat de départ que Ségolène Royal bâtit sa réflexion et son projet pour l'avenir. Un projet qui a pour objectif d'humaniser le monde et de remettre de l'ordre juste dans son mouvement. La finance doit servir l'économie qui doit servir le progrès humain.
C'est à partir de ces postulats que l'on construit une pensée globale.
La mondialisation c'est d'abord une humanité diverse. Tant par les races, que par les cultures, les développements économiques. On ne peut donc concevoir un monde globalisé et uniforme. On doit permettre à chaque entité humaine la possibilité de se développer. Cela nécessite donc une réforme mondiale des organisations chargées de gérer les rapports de force entre chaque entité. Et il faut donc intégrer dans ses rapports une dimension sociale, environnementale voire culturelle qui n'existent pas aujourd'hui. Tout est pesé à l'aune de la finance, de la rentabilité financière. Il faut en sortir si on veut construire un autre monde.
Un autre monde ne peut se construire que dans le respect des différences et dans l'échange, le dialogue. Cela crée une atmosphère favorable à la prise de décision juste et responsable. Cette envie de dialogue, de respect doit infuser dans toutes les strates de la société. C'est la démocratie participative bien sûr. C'est ce que Ségolène Royal est allée vérifier à Bélem. Au milieu des divers associations humanitaires, écologistes, la parole principale aura été de demander une prise de conscience collective de la marche du monde et la volonté de rejeter la responsabilité de son échec actuel sur les vrais coupables que sont les financiers de la planète.
Elle commence aussi dans les pays dits développés. Barack Obama s'est fait élire grâce au développement de cette participation citoyenne. Une fois élu il continue à le mettre en place pour que les américains discutent, commentent son plan de relance et fassent remonter leurs observations. On ne gouverne plus un pays sans les citoyens. C'est ce qu'a compris Obama c'est ce qu'avait compris Ségolène Royal. Ces deux leaders sont dans la perspective d'avenir du monde nouveau qui demande à naître. Celui de l'intelligence collective, du respect, de l'échange positif.
L'autre monde ne peut se concevoir sans la dimension environnementale, écologique. Améliorer le bien-être de l'être humain veut dire aussi améliorer son environnement. C'est logique. Alors il faut vouloir œuvrer au développement durable de l'économie. Il existe des gisements d'emplois, d'activité encore méconnus aujourd'hui. Des activités qui s'inscrivent dans une filière économique sociale et solidaire. Car on imagine que les acteurs économiques sur cette filière créeront un nouveau rapport humain économique basée sur le respect des compétences de chacun et une participation accrue à la vie de l'entreprise en tant que membre actif et solidaire.
C'est ce que ségolène Royal fait précisément dans sa région lorsqu'elle l'engage dans le plus grand chantier photovoltaïque en Europe, lorsqu'elle finance le développement de la voiture électrique à 5000 euros, lorsqu'elle promeut l'agriculture biologique en lui trouvant des débouchés dans les cantines scolaires, lorsqu'elle crée le premier lycée Kyoto européen. Cette volonté de créer une filière de développement éco-industriel n'en est encore qu'à ses débuts. Avec le développement de la recherche, avec le financement de formation professionnelle, elle met en place les structures de demain permettant ainsi de valoriser la filière. C'est toute une économie à faire sortir de terre et c'est là-dessus que les moyens économiques doivent être investis.
La mondialisation négative c'est la mondialisation qui ne prend que le côté financier des rapports, des échanges. Au-delà de la dimension économique c'est dévalorisant pour l'humain. Ne sommes-nous que des objets à rentabiliser? N'avons-nous rien d'autre à apporter au monde? Cette conception du monde est en train de s'effondrer. Il faut l'aider.
Lorsque pendant la campagne présidentielle Ségolène Royal s'attaque aux banques et à l'endettement des familles, on prend cela pour du populisme alors que c'est le nœud de l'affaire. Le système financier n'agit plus que pour son seul profit. Il développe la spéculation, il achéte pour revendre et pas pour développer l'activité. C'est une perversion qui nous a mené droit dans le mur. Veut-on y revenir? Moi non. Alors il faut encourager nos leaders à dénoncer ce système financier qui tient le monde dans sa main. Je suis pour une parole radicale sur ce sujet.
Ségolène Royal se déplace partout dans le monde. On le sait. A chaque fois elle cherche le meilleur pour le développement humain. Elle nous fait des rapports détaillés sur ses rencontres et prend contact avec les forces vives d'un monde qui veut s'humaniser. Assez des guerres pour l'énergie si on développe les énergies renouvelables dans les pays. Au contact des différents cultures elle recherche toujours ce qu'elle peut exploiter pour sa région et pour son pays. J'aime cette curiosité ouverte sur le monde qui est signe d'une recherche constante d'un développement plus harmonieux. Le parti socialiste doit exploiter ce potentiel pour s'enrichir.
J'ai bien aimé la réponse qu'elle fait à JJ bourdin qui lui demande si ses déplacements l'empêchent de s'occuper de sa région: