Pierre Bergé soutiendra toujours Ségolène Royal
Samedi 19 septembre 2009
"Ne vous trompez pas, ni sur Ségolène ni sur moi. Je la soutiendrai toujours, et d’autant plus qu’elle est en difficulté. Et elle n’est pas finie, loin de là, même si elle vous semble mal en point. Elle a accumulé un capital de sympathie et de crédibilité; elle est toujours une des seules capables de toucher le peuple à gauche. Elle vaut mieux que tous ces éléphants socialistes qui ont cyniquement organisé sa mise à l’écart, depuis la présidentielle, en isolant méthodiquement une femme populaire, qui avait apporté près de 17 millions de voix au PS, mais qui les gênait…
Le problème de Ségolène, c’est de ne pas jouer le jeu de ses ennemis. Je regrette que des gens aussi fidèles et précieux que Jean-Pierre Mignard, Jean-Louis Bianco, ou Aurélie Filipetti soient moins proches d’elle qu’ils ne l’ont été. ça m’ennuie et je le lui dis, et je le lui dis parce que je crois en elle et aux idées qu’elle porte. Je l’aide et je ne m’en cache pas, je paie le loyer de ses locaux, je serai prêt à l’aider à améliorer son site Internet avec des professionnels. Mais je ne prétends pas pour autant avoir quelque droit que ce soit sur elle ou ce qu’elle fait.
Elle m’est précieuse parce que nous sommes libres, et en phase sur l’essentiel. Elle comme moi voulons que la gauche s’ouvre et s’allie aux centristes, pour l’emporter, comme le PS s’était allié au PC sous Mitterrand. C’est ce qu’a entamé Ségolène à la présidentielle, c’est ce que construit aujourd’hui mon ami Vincent Peillon, et le soutien que j’apporte à Vincent ne change rien à ce que Ségolène est pour moi. Il n’y aura jamais de question entre nous, quels que soient les désaccords ponctuels, qui font le prix de l’amitié."