LA CRISE, LA CRISE... ELLE A BON DOS !
Sous prétexte de la crise mondiale le gouvernement à grand renfort de médiatisation, se défausse de ses responsabilités sociales. Pourtant, cette crise était prévisible, puisque partie des Etats-Unis début 2008. Depuis toutes ces années où on nous vante les bienfaits du capitalisme, il était prévisible qu'il y aurait un retour de bâton "mondialisé"
Comment ne pas se douter que la période où actionnaires et autres grands patrons, se remplissaient les poches au détriment du maintien des emplois à plein temps aurait une fin. Après avoir agité le chiffon de la peur de lendemains sans emploi pour stopper toutes revendications salariales, celui des délocalisations, des pressions sur les horaires, de la rentabilité,de la précarisation à outrance, nous sommes arrivés aujourd'hui exactement là où soi-disant nous risquions d'aller si nous n'acceptions pas leurs exigences. Pourquoi ? Parce qu'ils se sont servis les premiers, oubliant un peu trop rapidement qu'une entreprise tourne AUSSI grâce à ses salariés.
Aujourd'hui, il ne se passe pas un jour sans que les ministres du gouvernement viennent par médias interposés nous expliquer que les problèmes de pouvoir d'achat, sont liés à la crise actuelle. NON !! Tout ceci n'est que mensonges, permettant de ne pas assumer les responsabilités que Nicolas Sarkozy a prises devant nos concitoyens et qu'il ne tient pas : "Je serai le Président du pouvoir d'achat"
A les entendre, avant la crise il n'y avait ni chômage, ni tentes dans les rues, ni des personnes ne pouvant accéder à un logement...
Gouverner c'est prévoir
Nous, la France d'en bas, autrement dit les travailleurs, nous observons :
Perte de pouvoir d'achat = baisse de la consommation = fermeture des entreprises = chômage partiel, voire total.
Pour la France d'en haut : (gouvernement et MEDEF)
Augmentation du SMIC = diminution des rémunérations des actionnaires = fermeture (des PME, précise Mme Parisot). Si elle ne veut pas de fermetures de PME ce en quoi elle a raison, elle doit exiger des grandes entreprises la solidarité envers ces PME et les salariés.
Quand depuis des années, on ne prend en compte dans les statistiques du chômage QUE ceux qui recherchent un emploi à temps plein et en CDI en oubliant les 1/2 temps, les 1/4 temps, les Rmistes, les CDD, les plus de 57 ans. Tout ceci démontre une politique qui cache la réalité et surtout ne veut pas voir.
Quand depuis des années, de grandes annonces de lutte contre l'exclusion, en petites mesurettes ; de plans de resocialisation en distributions d'allocations diverses, seules les personnes concernées savent que ça ne marche pas.
Les allocations diverses, parlons-en : Allocations logements qui, in fine ont permis aux propriétaires les augmentations faramineuses de loyer ; allocations de rentrée scolaire : qui passent par le compte des allocataires, mais s'arrêtent dans ceux des supermarchés et qui bien sûr d'année en année sont insuffisantes (la manne est bonne, il faut la maintenir) ... Un couvercle sur la marmite, pour donner l'impression aux personnes les plus en difficultés qu'on s'intéresse à elles, quand avec un salaire décent nul besoin de toute cette armada d'aides. "Maintiens-les la main tendue, ils mangeront dans la tienne"
Quand tout le monde sait que ce qui est perdu par les salariés, va irrémédiablement dans les caisses du "patronat", comme par exemple ce Français, dont les revenus se montent à 400 millions d'€ annuels, soit 1095 SMIC par jour.
A la veille de la réunion[i] des partenaires sociaux avec le chef de l'État, la patronne du MEDEF, annonce qu'elle ne veut ni redistribution des bénéfices, ni augmentation du SMIC... Ca laisse rêveur !! Les grands patrons vivent grâce à ces smicards qui travaillent pour eux et non pour vivre décemment. Le servage est de retour et nous devrions l'accepter.
Cette attitude de Mme Parisot pose un problème. Qui a été élu à la tête de l'État et qui dirige ?
Nicolas Sarkozy quant à lui propose des suppressions de 1er voire de 2ème tiers provisionnel des impôts, une meilleure indemnisation du chômage partiel, une augmentation des allocations familiales... Encore des mesurettes qui pèseront sur l'ensemble de la population quand elle ne profitera ni aux personnes sans enfant, ni à celles qui ne paient pas d'impôts (parce que trop peu payés). C'est la solidarité entre salariés, tout comme la solidarité entre malades par le biais des déremboursements, franchises médicales etc... , mais pas la solidarité nationale !
Le capitalisme a organisé la crise, ce n'est pas à nous de la payer.
Depuis toutes ces années les gouvernants n'ont entendu que la complainte de quelques actionnaires ou patrons de la haute finance, toujours prompts à réclamer encore plus , pour s'offrir le dernier yacht à la mode ou le Falcone le mieux équipé, pleurant sur le "coût" du travail laissant de côté des dizaines de milliers de compatriotes smicards vivant d'expédient, d'aides.. Quand leur salaire devrait correspondre au "prix" du travail qu'ils fournissent et surtout leur permettre de vivre décemment.
L'heure est grave !! Pas de louvoiement, la solution se trouve dans la suppression du paquet fiscal, la limitation des revenus des grands patrons, une taxation importante des revenus financiers afin d'augmenter le SMIC, la suppression de tous les contrats 1/2 ou 1/4 temps (insuffisants pour vivre, mais permettant d'annoncer une relance de l'emploi), l'arrêt définitif des exonérations des charges patronales...
La crise est là!! Mais cette crise n'est en aucun cas la cause essentielle des mouvements sociaux d'aujourd'hui, puisque cela fait des années que le pouvoir d'achat est en berne. La crise n'est que la mise en lumière d'une situation qui perdure depuis des années.