Quelques pistes pour améliorer l'Ecole: résumé des "idées-forces"...

Publié le par DA Six-Fours

  En près d’un siècle, la « révolution pédagogique », soi-disant responsable de TOUS les maux de l’école, n’a pas eu lieu ! Au contraire, l’Ecole reste prisonnière de son Histoire.

 

-       Les « adorateurs » d’un age d’or de l’Education Nationale se trompent et nous trompent !

 

-       Morale et Justice ne sont ni de droite ni de gauche ; elles sont nationales ! Ce que l’on en fait, en revanche, est soit de droite, soit de gauche, c’est certain !

 

-       Des réformes nombreuses ont voulu  transformer l’école ; bien peu ont été  effectivement appliquées. Aucune, de fond ni d’importance, ne l’a été sur des durées excédant 5 ans.

 

-       L’Ecole…ça n’existe pas ! Elle n’est que DIFFERENCES ! 

 

-       L’école garde des règles de vie et des pratiques pédagogiques héritées du siècle dernier. L’échec scolaire a bon dos ! Il résume tout et n’explique rien !

 

-       Toute classe est une classe hétérogène.

 

-       L’hétérogénéité réduit extrêmement peu le niveau de l’élite en augmentant bien plus le niveau des plus faibles.

 

-       La constitution de classes homogènes a des effets préjudiciables sur le plan socio affectif, et ceci pour les élèves placés dans les groupes les plus faibles.

 

-       Education et Instruction sont inséparables

 

-       L’échec scolaire est aussi vieux que l’école obligatoire. Il n’a jamais existé d’age d’or de l’enseignement.

 

-       L’échec scolaire a une fâcheuse tendance à révéler impitoyablement les inégalités sociales

 

-       Le système éducatif tranche dans le vif. C’est à 6 ans que l’on trie les « bons » et les « mauvais ».

 

-       La prétendue « baisse de niveau » est un fantasme engendré par une société inquiète de son avenir et de son Ecole. Ce qui ne signifie pas que tout aille bien.

 

-       Aucune lumière n’a jamais jailli des disputes entre tenants de la méthode globale de lecture (jamais appliquée) et tenants de la méthode alphabétique ou syllabique (B-A- BA).

 

-       Une seule chose est sûre : aucune méthode d’apprentissage de la lecture n’a su garantir à 100% la réussite des enfants. 

 

-       83% des professeurs d’école donnent des devoirs à la maison ; leur non exécution n’est pas admise. ( POURTANT ILLEGAL EN ECOLE PRIMAIRE !)

 

-       De l’imagination pédagogique et des innovations naissent le malheur et le scandale, dit on ici et là ! On leur préfère donc un siècle de savoir-faire réécrit au goût du jour ! Jusqu’ à l’ennui…

 

-       Il est nécessaire d’avoir des idées biodégradables en pédagogie. Il faut se débarrasser des stéréotypes.

 

-       Les professeurs d’école exerçant en maternelle pratiquent un militantisme pédagogique positif hors du commun.

 

-       Ce n’est pas le laxisme qui menace l’école primaire, mais la médiocrité

 

-       Le « mérite » est aujourd’hui convoqué pour justifier la stratification sociale et les inégalités. C’est un vernis moral.

 

-       Rien n’est plus important que la dimension affective dans l’enseignement du premier degré

 

-       TOUTES les études prouvent que les maîtres passent leur temps, bien au-delà des horaires officiels, à faire du Français et du Calcul et, plus précisément, de la lecture et des opérations.

-       L’enseignant a trop souvent tendance à se « couper du monde ». Il ne peut pourtant s’abstraire, contrairement à ce qu’affirme Jean Paul Brighelli dans ses « ouvrages » par exemple, de l’environnement de son établissement.

 

-       Les inégalités sociales de « carrière scolaire » sont très fortes en France ; trop fortes.

 

-       Le développement culturel de l’enfant est SOCIAL,

 

-       En deux ans (5ème/4ème surtout), autant d’inégalités « socio/scolaires » se créent que pendant TOUTE la scolarité primaire.

 

-       Les inégalités sociales de carrière scolaire s’expliquent pour une part équivalente :

 

  • par les inégalités de réussite académique
  • par les inégalités de choix scolaires et d’orientation

 

-       Améliorer l’efficacité de l’école, dès lors que ce sont les moins favorisés qui sont les plus sensibles à son influence, est donc une manière de réduire les inégalités entre élèves mais AUSSI les inégalités sociales.

 

-       Le fonctionnement même des classes fabrique et reproduit certaines inégalités sociales


-       Tout un pan de la lutte contre les inégalités sociales passe par une « formation » des parents.


-       L’éducation sert aussi à se classer par rapport aux « concurrents ». Et au fur et à mesure que les scolarités s’allongent, les écarts sociaux se déplacent plus avant en prenant par exemple la forme de l’accès à telle ou telle filière : c’est la « démocratisation ségrégative » (négative)


-       Des politiques d’allongement du tronc commun ou le développement des passerelles entre filières sont susceptibles d’atténuer les inégalités sociales.


-       Il FAUT aller vers une attitude plus expérimentale où enseignants ET chercheurs concevront et évalueront les effets précis de tel dispositif sur tel public


-       La question de la réduction des inégalités socio scolaires est fondamentalement POLITIQUE.


-       La violence à l’école est constituée de faits ténus, mais répétitifs et nerveusement usants, du genre « incivilités », « harcèlements » ou « micro-violences ».


-       Les « mauvais élèves » manifestent une agressivité impuissante à l’encontre des professeurs qui n’est en fait qu’une contestation impuissante de leur place scolaire,


-       La pédagogie pratiquée (style coopératif) et le style de gestion de la Direction (participatif) sont des facteurs de protection bien identifiés.


-       L’existence des classes de niveau est un facteur majeur de risques, deux fois plus explicatif que la monoparentalité par exemple. La ségrégation scolaire est LE danger réel.


-       Les écoles, dans lesquelles les élèves perçoivent des règles claires, des actions valorisantes et des sanctions sans ambiguïtés, bénéficient de moins d’indisciplines. 


-       Un encadrement strict (militaire ou autre, là n’est pas le problème) ACCOMPAGNE d’un travail éducatif et culturel AVEC PROJET porte TOUJOURS des fruits.


-       Le combat contre la violence à l’école est un combat politique contre la démagogie.


-       La promotion du « marché » en matière scolaire est bien une politique de classe.


-       La relation Professeur/Elève est CENTRALE dans la vie quotidienne de l’institution scolaire


-       Pour vivre ensemble, enseignants et élèves doivent gérer, dans les collèges et lycées, l’arrivée d’une culture juvénile de plus en plus légitime


-       Il faut OFFICIELLEMENT reconnaître que la réussite éducative est diversement difficile à atteindre selon l’environnement des écoles et des collèges. Il faut donc mettre en place une très forte diversification qualitative et quantitative des moyens d’enseignement.


-       Le redoublement a fait la preuve de sa totale inefficacité. 


-       Il est prouvé que retirer 5 élèves sur un effectif de 25 n’aura aucun effet ; en revanche, retirer 5 élèves sur un effectif de 15 est porteur d’excellents résultats.


-       Les élèves faibles qui redoublent progressent moins que les élèves faibles qui sont promus. Il faut donc explorer d’autres pistes que le redoublement.


-       Le cours magistral (et frontal) en Primaire et en Collège (voire même en lycée) est plus qu’une erreur : c’est une faute professionnelle.


-       Quand le scolaire dévisse, le social se lézarde…


-       Travailler dur pour être récompensé, certes mais récompenser chacun à hauteur des efforts fournis…


Source : Chris sur son blog http://www.profencampagne.com

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Publié dans Enseignement

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