OBAMA GELE LES SALAIRES DE SON ADMINISTRATION
22 janvier 2009
Le président des Etats-Unis a fixé de nouvelles règles. Elles concernent aussi les lobbies, jugés trop proches de la Maison blanche.
Barack Obama a fixé mercredi des règles strictes de transparence à l’administration américaine, qui sera séparée par un cordon sanitaire des influents groupes de pression de Washington, tandis que les hauts fonctionnaires se voient imposer un gel des salaires.
Pour sa première journée de travail au lendemain de son investiture, le nouveau chef d’Etat a réuni ses principaux collaborateurs à l’Executive Office Building, un bâtiment tout proche de la Maison Blanche, pour assister à leur assermentation. «Depuis longtemps, il y a eu trop de secrets dans cette ville», a lancé Obama, qui a fait campagne sur le thème du «changement à Washington».
«Les vieilles règles voulaient que s’il y avait des arguments solides pour ne pas révéler quelque chose aux Américains, eh bien cela ne devait pas être révélé. Cette ère est maintenant révolue,» a-t-il promis au lendemain du départ de l’administration Bush, critiquée à de nombreuses reprises pour avoir maintenu secrètes des informations qui n’auraient pas dû l’être.
A propos des innombrables groupes de pression en relation constante avec l’administration et le Congrès, Obama a promis que les lobbyistes seraient «soumis à des limites plus strictes que sous aucune autre administration dans l’Histoire». Le nouveau président, assermenté la veille, a expliqué qu’il voulait mettre fin au «tourniquet» qui permet aux employés des groupes de pression d’entrer et sortir à volonté du service public «faisant passer leurs intérêts avant ceux du peuple américain».
La pratique des «cadeaux» aux fonctionnaires de la part de ces groupes sera interdite, a-t-il dit.
«Un ancien lobbyiste entrant dans mon administration n’aura pas le droit de travailler sur des sujets qui étaient de son ressort, ni pour un ministère auprès duquel il a été en relation au cours des deux dernières années», a-t-il annoncé. «Une fois qu’il aura quitté la fonction publique, il n’aura pas le droit d’exercer le métier de lobbyiste auprès de l’administration tant que je serai président».